| Le déroullement d'une séance d'auto-hypnose

Une séance d'hypnose se déroulle en plusieurs étapes: Avant tout, une séance d'hypnose a toujours un objectif précis: - Se relaxer - Modifier un comportement - Travailler sur une douleur, un problème ... - Acquerir de nouvelles compétences, - ..... une fois lobjectif déterminé, il reste à faire ce qu'il faut pour l'obtenir : - L'induction qui correspond à l'entrée dans l'état d'hypnose.
- Pourquoi appelle t'on cela induction? - Les plaques à induction ont cette particularité : c'est la matière de la casserole qui réagit en se mettant à chauffer. La plaque en elle même ne tranmet pas de chaleur. C'est la casserole qui chauffe. De même, en hypnose, c'est l'hypnotisé qui fait le travail en réaction à ce que lui propose l'hypnotiseur. Ce n'est pas l'hypnotiseur qui a un pouvoir, c'est l'hypnotisé qui réagit en ce métant dans un état élargit de conscience (E.E.C) qui permet alors le changement. - Le signaling est une méthode qui permet de créer un contact avec l'inconscient pour faciliter la communication conscient / inconscient.
- Les fusibles sont des suggestions de nature particulière permettant de cadrer la séance (dans le temps, dans l'orientation ...)
- La phase de travail à proprement dite qui représente le coeur de la séance d'auto-hypnose. C'est ici que les suggestions ou les techniques vont être mises en oeuvre pour obtenir l'objectif souhaité.
- Le retour consiste à sortir de l'état d'hypnose. On utilise souvent le terme de reveil, alors qu'il n'est pas forcement question de sommeil. Ce qui peut parfois contribuer à la fausse image de l'hypnose.
Un outil
Notre cerveau est capable de produire un nombre impressionnant de réactions intéressantes et raffinées ; il s’agit en fait d’une puissante machine à tout faire. Certains en font un meilleur usage que d’autres, que nous appelons des « génies ». Ceux-là ont pu, sans nécessairement savoir comment, trouver une façon particulièrement adaptée d’utiliser un potentiel donné, dans un ou plusieurs domaines.
Face à ce constat, deux manières de réagir sont possibles :
La plus fréquente, adoptée par l’immense majorité de la population, consiste à regarder ces êtres exceptionnels avec admiration, parfois déférence, mais sans agir. Cette réaction ressortit à une conception innéiste du génie et des facultés qui l’accompagnent, qui a comme principal mérite de rassurer ses propres tenants.
D’autres personnes réagissent de façon opposée en recherchant cette fois de quelles façons elles peuvent reproduire ces fonctionnements efficaces et même comment elles vont pouvoir les améliorer. Ces personnes pensent que tout est possible, que la vie dépend de ce que l’on en fait. Une telle disposition d’esprit n’a rien de naturel ou de spontané mais s’apprend et se travaille. C’est le plus souvent la marque distinctive de ceux qui réussissent à donner vie à leurs projets, qui créent les événements, quelles que soient les différences de personnalités et les orientations choisies.
Au compte des conceptions qui forment le corpus de toute pratique d’auto-hypnose, il y a celle selon laquelle ce n’est pas tant le cerveau qui diffère d’un individu à un autre que la façon dont nous avons appris et dont nous apprenons à nous en servir.
Cet apprentissage s’est fait le plus souvent, n’en déplaise à notre orgueil très intellectualisant, de façon inconsciente à travers d’innombrables processus culturels, linguistiques, communautaires, mimétiques, de proxémique, affectifs…
Beaucoup de personnes essaient de changer par des processus conscients, et si cette possibilité existe, et même, doit être recommandée pour l’exercice de certaines opérations mentales, elle s’avère dans beaucoup d’autres cas fastidieuse, pénible et même parfois contre-productive car elle va à contre-sens de nos processus les plus naturels et les plus profonds.
La démarche présentée en auto-hypnose est celle d’une conquête intérieure, d’une liberté toujours plus grande et perfectible, et la recherche d’une parfaite autonomie. Elle peut se comparer par exemple à ce que signifie pour un enfant l’apprentissage de la marche : cela demande un certain nombre d’efforts et surtout l’acquisition par expérience, antérieure à toute forme de théorisation. Apprendre à marcher est essentiel et les répercussions d’un tel bouleversement sont visibles tout au long de la vie… Imaginez que vous n’ayez appris à vous servir que d’un seul et unique bras. La découverte d’un second membre supérieur pourrait vous faciliter considérablement l’existence, n’est-ce pas ? Qu’en sera-t-il alors des conséquences possibles produites par une connaissance plus approfondie de votre cerveau et de ses modes de fonctionnement ?
Le praticien de l’hypnose éricksonienne conçoit que chaque personne peut être libre. Les seules questions pertinentes qu’il retienne dans l’examen d’un choix sont les suivantes :
« Les conséquences d’un tel choix seront-elles positives pour moi, et pour tout ce qui m’entoure ? » « Suis-je prêt à accepter le poids des décisions qu’il m’appartient de prendre ?»
| | Un état élargi de conscience
Les états hypnotiques et auto-hypnotiques sont des états élargis de conscience. Il existe en fait de nombreux états de conscience différents. L’un d’entre eux est considéré comme « normal » et nous pouvons l’appeler « état ordinaire ». Il faut considérer qu’il évolue à chaque instant et qu’il se caractérise principalement par le fait qu’il permet d’être adapté à la vie quotidienne. Parmi les différents états de conscience auxquels nous pouvons accéder, certains sont connus de tous : la rêverie, le sommeil, ... La méditation, les arts martiaux ainsi qu’une multitude d’autres activités permettent de rendre disponibles des degrés de conscience différents, susceptibles d’être utilisés à des fins spécifiques.
L’auto-hypnose fait partie de ces pratiques. Sans rentrer en profondeur dans un sujet qui s’éloigne de ce qui nous intéresse ici, il est important à ce stade de préciser que l’état hypnotique est maintenant admis par la plupart comme un donné mesurable, vérifiable, reproductible selon une méthodologie scientifique : nous savons qu’il est un état naturel.
Le premier niveau hypnotique peut intervenir lors d’activités quotidiennes habituelles ou routinières, pendant lesquelles l’esprit semble « décrocher » du monde réel et concret. De nombreuses personnes vivent régulièrement ces expériences en lisant, conduisant, marchant… sans s’en soucier aucunement.
C’est en utilisant et en amplifiant ce premier niveau hypnotique superficiel, dont chacun d’entre nous fait l’expérience quotidiennement, que nous disposons d’un point de départ pour atteindre directement ce que nous nommons l’inconscient. Et de là, il nous est possible de provoquer les différents effets et changements désirés.
Car l’auto-hypnose est avant tout un outil pratique, qui permet à celui qui le connaît d’agir sur lui, de mieux se connaître. Les effets obtenus peuvent donc être aussi bien d’ordre thérapeutique, que dirigés à des fins de développement personnel. Changer un comportement et se débarrasser d’une compulsion, obtenir une meilleure gestion de ses capacités ( action sur le stress, amélioration de la mémoire et de la concentration…) dépasser un blocage intérieur ( se débarrasser d’angoisses, de phobies, sortir d’un traumatisme, d’un deuil…) ou encore obtenir une meilleure maîtrise et connaissance de soi, (apprendre le rêve lucide, la modélisation, améliorer sa créativité et son intuition…) sont quelques exemples de ce que la pratique de l’auto-hypnose peut apporter à celui qui se fixe cet d’objectif.
Grâce à la communication conscient - inconscient qui se crée durant cette pratique il est possible d’apprendre à diriger de façon très précise son inconscient. Ainsi, l’autohypnose permet d’agir sur ses comportements, d’améliorer ses ressources, d’amplifier des capacités comme la mémoire, la créativité ou la concentration, de se programmer un meilleur sommeil, de gérer son stress, de savoir se créer une anesthésie et de contrôler la douleur...
Et pourtant l’autohypnose n’a rien d’une technique « miracle », elle repose sur des principes logiques et sur le fonctionnement de l’inconscient. En la découvrant, vous pouvez apprendre à piloter votre cerveau, à dépasser les limites ordinaires et les conditionnements.
C’est en utilisant ses véritables possibilités et son plein potentiel qu’une personne peut réellement apprendre diriger sa vie.
| |